Profil d’emploi : Électricien apprenti

Qui es-tu? Sébastien, 24 ans.

Quel est ton métier?  Électricien (Apprenti 1 ère année)

Depuis quand occupes-tu cet emploi? J’ai terminé l’école il y a trois semaines, mais je travaillais déjà pour un contracteur électricien depuis une année et demie. Officiellement, on pourrait dire trois semaines.

De façon simple à comprendre, tu fais quoi exactement? Pour ma part, j’ai travaillé dans deux domaines en électricité :  le commercial et le civil.  Le commercial englobe l’électricité des bâtiments commerciaux de A à Z,  pouvant aller d’entrepôts gigantesques à des restaurants fast food.  C’est pourquoi je crois que le commercial est le meilleur des milieux pour apprendre au courant des quatre années d’apprenti obligatoires (avant de devenir électricien) car il y a énormément de choses à apprendre, les possibilités sont très vastes.  Le civil,  c’est toute l’électricité dehors,  donc tout l’éclairage de rue ainsi que les lumières de circulation. C’est vraiment différent du commercial, mais tout aussi intéressant.  On peut donc dire que d’être électricien c’est loin de seulement connecter des fils pour faire allumer des lumières.  À l’école on apprend les systèmes de chauffage, les systèmes d’alarme pour les intrusions et incendies, la téléphonie, les luminaires et beaucoup d’autres choses, mais c’est le plus gros.

Qu’est-ce qui t’as amené où tu es dans ton cheminement de carrière? Le fait d’avoir des contacts dans le milieu  m’a donné le goût d’œuvrer là-dedans. Au début quand je me suis demandé dans quel domaine j’allais faire ma formation professionnelle, je voulais un métier qui demandait de me servir de mon cerveau et non seulement de faire la même chose à chaque jour de ma vie.  Je voulais un métier qui allait chercher autant les habiletés manuelles qu’intellectuelles et l’électricité est un des domaines où ces deux habiletés sont aussi importantes l’une que l’autre. C’est presque impossible de devenir un bon électricien si on ne les maîtrise pas les deux, puisqu’elles sont complémentaires.

 Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi? Mon rêve de jeunesse a toujours été de faire de la course automobile mais mes parents m’ont bien vite fait comprendre que mes chances de réussite étaient minces. Comme c’est un métier qui coûte cher à apprendre et qu’il faut être non seulement bon mais LE meilleur pour y arriver (imaginez seulement le coût des voitures et les heures de pratique), disons simplement que c’est resté au stade de rêve depuis ma tendre enfance.  Rares sont les gens qui font leur vie avec la course,  j’ai laissé aller cette idée rapidement. Ça reste toujours un rêve pour moi et jamais ça ne partira complètement de mes pensées, même si je fais un autre métier que j’aime énormément. On pourrait dire que j’ai su faire la différence entre un rêve, une passion et la réalité mais j’ai trouver le moyen de faire coexister les deux dans ma vie.

Par quelles études ou formation es-tu passé pour arriver où tu es ? J’ai fait mon cégep en sciences humaines, ensuite je suis allé à l’UQAM faire un certificat en administration. Toujours incertain,  j’ai fini par me décider sur ce que je voulais vraiment faire dans la vie et j’ai choisi mon DEP en électricité. Je crois qu’il est important de choisir quelque chose qui nous tient à cœur, même si le chemin n’est pas linéaire.

À quoi ressemble ton environnement de travail? Très souvent, un environnement très sale et poussiéreux.  Je suis rarement rentré chez moi après le travail en n’étant pas sale de la tête au pied. Il faut donc s’y attendre :   ce n’est pas fait pour les gens qui n’aiment pas se salir

Trois qualités nécessaires pour faire ce métier ? Perfectionniste/minutieux :  tu ne peux pas te permettre de ne pas faire les choses à la perfection en électricité. On ne sait jamais comment ça peut finir et ce peut être très dangereux autant pour les clients que pour toi. Ensuite, aimer apprendre : tout au long de ta carrière tu devras apprendre constamment si tu veux être un bon électricien car c’est impossible de tout savoir et c’est un domaine qui est très touché par les avancements technologiques. Il faut donc se tenir à jour. Finalement, être à l’aise avec le travail manuel : C’est très important d’être manuel mais c’est quelque chose qui s’apprend avec le temps pour ceux qui le sont moins de nature.

Le plus gros turn-off de ton métier ? Au début, quand tu deviens apprenti, tu ne sais pratiquement rien. On comprend donc que l’apprentissage sur le terrain doit se faire rapidement et il y a beaucoup d’information à retenir. Aussi,  tu sers souvent de bonne-à-tout-faire, ce qui n’est pas toujours plaisant. Il faut comprendre qu’en tant qu’apprenti tu te retrouves à la merci de l’électricien qui te servira de professeur et si celui-ci n’aime pas beaucoup enseigner tu auras peut être de très longues journées. C’est important de choisir quelqu’un avec qui tu es à l’aise et qui saura te montrer les rudiments du métier.

Quels sont les petits bonheurs quotidiens liés à ton métier ? Lorsque tu commences à en savoir davantage et que ton électricien te fait confiance en te laissant faire des choses par toi-même. Pour ma part, ça me rend très fier et ça a confirmé mon amour pour mon métier à partir de ce moment-là.

Si tu avais tous les diplômes du monde et aucune restriction, quel métier ferais-tu ? Je crois que j’aimerais beaucoup avoir mon diplôme en criminologie, j’y ai déjà pensé il y a quelques années. J’ai toujours aimé la psychologie et aider les gens.

As-tu un souvenir qui te rend fier de ton travail? Lorsque mon électricien et moi avons fini notre premier bâtiment complet.  À chaque fois que je repasse près de cet endroit-là je me sens toujours fier de tout le travail que j’ai accompli pour que ce bâtiment soit terminé et croyez moi, il y a énormément de choses à faire en électricité dans une bâtisse

Un conseil aux jeunes qui voudraient s’orienter vers ton métier? Vous allez passer à travers toutes sortes de journées et d’émotions, mais ça vaut la peine de continuer car c’est un métier qui est très valorisant. Jamais je n’ai regretté mon année et demi passé à l’école et encore moins mes premiers moments passé sur le chantier.

 

Sébastien Gagnon

JNA Leblanc Électrique

113A, rue de la Couronne, Le Gardeur (Québec)

T » 450-588-3712 F » 450-588-5611

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