Profil d’emploi : Responsable de la mobilisation Jeunesse

Bonjour ! Qui es-tu ? Dominique

Quel est ton métier ? Je suis Responsable de la mobilisation jeunesse dans un organisme en Estrie

Depuis quand occupes-tu cet emploi ? Septembre 2013

Responsable de la mobilisation jeunesse, ça mange quoi en hiver  ?  Je coordonne un seul et gros projet qui s’appelle les Comités municipaux jeunesse. Les municipalités de Sherbrooke, de Magog et la MRC du Haut-Saint François voulaient impliquer les jeunes dans la prise de décisions au niveau municipal. Mon travail consiste d’abord à recruter des jeunes qui seraient intéressés à participer au projet. Je fais donc des tournées de classes dans les écoles secondaires de ces trois milieux! On jase de citoyenneté, on fait des ateliers pratiques…Je rencontre environ 1000 jeunes de 15-17 ans en un seul automne! Une fois que j’ai des jeunes intéressés, je dois les sélectionner. On fait alors un débat et une entrevue de sélection. J’ai près de 150 candidats pour seulement 40 places! Lorsque les participants sont choisis, on commence les formations. Pendant 4 mois, je collabore avec des étudiants-formateurs de l’Université de Sherbrooke pour que les jeunes apprennent comment fonctionne une municipalité, qu’ils se pratiquent à débattre et qu’ils maîtrisent les 2 thèmes que les municipalités ont choisis afin d’entendre leurs recommandations. Finalement, dans chaque milieu, une séance officielle a lieu à l’Hôtel de ville afin que les jeunes s’expriment sur les deux thématiques en question afin de formuler des recommandations claires à leurs vrais élus! Je fais donc de l’animation, de la gestion de groupe, des relations publiques et de la planification d’événements! Pour ceux que ça intéresse, cliquez ici !

Qu’est-ce qui t’as amenée où tu es dans ton cheminement de carrière?  C’est clairement ma maîtrise en sciences politiques. Mon sujet de prédilection était le développement des compétences civiques chez les jeunes : comment amener les ados à vivre une première expérience citoyenne marquante qui va les influencer de manière positive pour leur engagement futur, en tant qu’adulte! Lorsque j’ai vu ce poste, j’ai tout de suite compris qu’il était fait sur mesure pour moi!

Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi ? Je voulais être prof ou journaliste! C’est pas si mal! Je travaille dans un milieu scolaire et je crée des liens avec les élus municipaux dans trois milieux bien différents! Je ne me suis pas trop éloignée de mes premiers rêves!

Par quelles études ou formation es-tu passé pour arriver où tu es ? J’ai fait un baccalauréat en communications en politique et une maîtrise en sciences politiques à l’Université de Montréal. Je termine présentement un microprogramme en pédagogie à l’Université de Sherbrooke, ça me donne des outils!

À quoi ressemble ton environnement de travail ? J’ai un beau grand bureau pour moi toute seule dans une maison ancestrale à Sherbrooke! Nous sommes une petite équipe de travail multidisciplinaire : communications, finances, projets spéciaux, animation, etc. On partage notre milieu de travail avec d’autres organismes de la région. Un beau milieu de travail très dynamique! Mon ordinateur est mon meilleur ami!

Trois qualités obligatoires pour faire ton métier et pourquoi?

L’autonomie : je coordonne toutes les étapes du projet. Bien que plusieurs intervenants soient impliqués au fil du temps, je dois être très autonome dans la planification et l’organisation.

La créativité : c’est essentiel pour intéresser des jeunes! Je dois créer un atelier de 75 minutes pour éveiller des ados à l’implication citoyenne…C’est tout un défi! Cette année, j’ai décidé de refaire un tout nouvel atelier : pas question que des jeunes voient deux fois la même chose! Je veux les surprendre, c’est comme ça qu’on capte leur attention et leur intérêt.

L’organisation : je dois être super organisée. Je gère un échéancier sur 10 mois, et ce, dans 3 milieux différents. Tout est à faire 3 fois, en adaptant le tout à la ville dans laquelle j’interviens! Il faut donc prévoir longtemps d’avance chaque étape du projet pour éviter les mauvaises surprises!

Le plus gros turn-off de ton métier ? C’est à la fois un turn-off et un turn-on…c’est que tout est à recommencer chaque année : le recrutement, les contacts avec les enseignants (qui changent parfois!) et les élus, les formations…Donc, je repars à zéro. Par contre, le bon côté de cela, c’est que je peux améliorer le tout à chaque année!

Quels sont les petits bonheurs quotidiens liés à ton métier ? Mon contact avec les jeunes. Quand, dans un atelier, un jeune me dit : « Ah ben, je ne savais pas que les jeunes pouvaient avoir une influence sur les décisions de la Ville », ça fait vraiment ma journée!

Si tu avais tous les diplômes du monde et aucune restriction, quel métier ferais-tu ? Je dirais que mes diplômes actuels me permettent vraiment de faire un travail dans lequel je m’accomplis! Mais bon, pour les fins de la question, l’enseignement pourrait me plaire énormément! L’Univers social au secondaire ou la politique au Cégep!

Un souvenir qui te rend fière de ton travail? Dans une des séances officielles où les jeunes débattaient l’an dernier, une élève a résumé en une phrase l’essentiel de ce que je me suis donnée comme mission : « Oui ce projet nous permet de mieux en apprendre sur la politique, mais ça permet aussi aux élus de mieux en apprendre sur les jeunes. On fait partie de la population et c’est important qu’ils connaissent aussi notre opinion ». Fait cocasse : à ce moment, le photographe m’a prise en photo…mon sourire de fierté était difficile à cacher!

Qu’est-ce que pratiquer ton métier t’as appris à propos de toi-même? Que je suis vraiment faite pour travailler avec des jeunes. C’est ce qui permet à ma petite flamme de brûler continuellement sans s’éteindre! Ils me surprennent constamment et c’est très valorisant de les voir parfois faire leurs premiers pas en tant que citoyens engagés.

Un conseil aux jeunes qui voudraient s’orienter vers ton métier? Intéresse-toi à tout! Dévore les journaux, écoute la radio, suis des journalistes sur Twitter ou Facebook! Pour parler de politique avec les jeunes, il faut les rejoindre sur des terrains sur lesquels ils sont à l’aise! Il faut donc maîtriser une panoplie de sujets!

En RAFALE !

Milieu féminin ou masculin ? Moitié-moité! Autant dans l’équipe de travail qu’avec les participants!

En équipe ou seul ? Seule principalement, mais je rencontre beaucoup de gens!

Bureau ou route ? Écoles!

Une toune qui te représente? Ayayay! C’est difficile ça! Je dirais Au commencement du monde, de David Portelance, chanson popularisée par Fred Pellerin. Je pense que ça représente tous ceux et celles qui veulent contribuer à améliorer notre société qui en mange une claque ces temps-ci…coupures, compressions…Il faut se relever les manches et faire ce qu’on peut, profitons-en pour se réinventer!

Dominique Forget, Responsable de la mobilisation jeunesse

819-566-8595 poste 27

Crédit Photo : Carrefour de solidarité internationale par Jocelyn Riendeau.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s