La fameuse génération #yolo (ou pas, finalement)

Penser. Je fais juste ça ces temps-ci. Mon esprit est un tourbillon noir et blanc de pensées fraîches, mais poussiéreuses aussi. Comme une crème glacée deux couleurs qui tombe un peu sur le cœur rendu à la fin. Désolée de mon absence semi-prolongée du monde de l’écriture. Vous m’excuserez, je me suis un peu perdue dans mes cent mille projets dans lesquels je me lance corps et âme (sans prendre le temps de penser à moi).

BREF.

Je me rend compte que depuis le début de mes études en développement de carrière, j’ai switché (involontairement) mon focus sur l’avenir des choses. C’est peut-être con, mais à force d’essayer de projeter les autres plus loin dans leur vie, figurativement parlant, ça remue des choses en toi, l’intervenant. T’as plus d’autre choix que de t’assoir et de te projeter toi aussi dans ce néant-incertain-qui-fait-peur, a.k.a. LE FUTUR, pour mieux comprendre ce que vivent tes clients.

Ça fait ben rusher les jeunes en tout cas, ce concept-là de prévoir sa vie d’avance. J’y étais il y a pas trop longtemps, c’est pourquoi je sais pertinemment qu’il n’est pas chose facile que de s’imaginer plus vieux, dans un espace-temps qui n’est pas tangible. Encore là, tout dépend encore de ta philosophie de vie. Tu peux vivre au jour le jour, comme tu peux être le gars (ou la fille) qui a ses REER à 18 ans.  La génération #yolo est pas trop dans le coup niveau projection dans le futur. Sauf que, dans le fond, les éminents sociologues-journalistes (tousse tousse) ont beau attribuer aux 20 ans et moins le statut dépréciatif  »on ne vit qu’une seule fois », il me semble que ça se rapproche drôlement de l’ancien concept que l’on nommait  » crise d’adolescence », ou bien Carpe Diem, non? J’ai tendance à croire que le phénomène est pas tant générationnel qu’on le pense. Si l’on observe certaines caractéristiques psychologiques typiques des adolescents, on y retrouve notamment un désir de liberté, d’indépendance et un sentiment d’invulnérabilité. C’est ce dernier qui peut pousser certains jeunes à agir de façon erratique à leurs heures, à se coucher à des heures incroyables,  à consommer des substances illicites, de l’alcool et du sexe comme s’il y avait pas de lendemain. En fait, pour eux, c’est ça justement : il n’y en a pas de lendemain. Difficile donc de répondre a la question  » où te vois-tu dans cinq ans?  ». C’est un défi quasi-surhumain si on ne prend pas le temps d’ajuster notre intervention à leur vision du monde.

Tout ça pour dire que la vision qu’on a des jeunes est peut-être exacerbée par l’omniprésence de la documentation de leurs prouesses sous forme de photos instagram et l’épanchement de sentiments sur des statuts facebook. Les jeunes sont l’avenir de notre société, c’est à eux qu’on confie l’avenir de notre planète. Je pense qui serait temps d’arrêter de les juger, un instant pis d’essayer de les comprendre, de les aider à avancer pis à se trouver en tant que personne (et futur adulte).

C’est ça.

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