Aimer trop d’affaires – tranche de vie

Voilà que les premiers rayons chauds arrivent tranquillement (des fois c’est dur à croire) dans nos vies, annonçant le retour du beau temps et des petits oiseaux cui-cui.

Ce matin, j’ai décidé de vous parler de moi ! Ben oui, je parle souvent des métiers des autres, mais aujourd’hui je vous parle de mon p’tit parcours à obstacles. J’entends souvent :  » coudonc, tu as travaillé partout toi ! » ou bien la fameuse phrase,  » tu es rendue où, là ? », signe du mouvement incessant dans ma vie. C’est un peu ça mon problème.  J’aime le changement, les défis, le renouveau, ça me garde en vie ! Je me souviens il y a 6-7 ans quand je suis allée voir un conseiller d’orientation pour la première fois et que je lui ai dit que mon problème était que j’aimais tout et que j’arrivais pas à choisir… beau problème ! Message à ceux qui se reconnaissent ici : don’t worry, je sais que ça peut devenir dramatique de devoir choisir UNE branche, mais l’espoir cogne à ta porte. Faut juste faire un choix, et ça, le conseiller d’orientation peut t’accompagner dans ton fil-décousu-de-pensée-de-fille-trop-high-sua-vie.

Souvent vue comme la fille qui a travaillé partout, j’ai arrêté mon choix sur un domaine en particulier (l’orientation, ben oui) il y a de cela 5 ans. C’est pas une blague là, j’ai 28 ans et j’ai travaillé dans l’enseignement du sport (ski alpin), l’animation et coordination de camps de jours,  la vente et le conseil (dépanneur, boutique de chaussures, boutique de thé, service de livres usagés),  la gestion (boutique de vêtements, boutique de chaussures),  l’administration et le secrétariat (entrepreneur général en construction, bureau juridique privé, contrats, carrefour jeunesse emploi), barmaid (bar miteux avec des machines à sous…), éducatrice à l’enfance,  bénévole dans des festivals de musique et dans des foires artistiques, trésorière dans mon association étudiante, chef de délégation pour des jeux étudiants et autres petits jobs par-ci, par-là. Aujourd’hui j’aide des jeunes adultes éloignés du marché du travail à se trouver du travail et trouver leur voie.

De chacun des postes que j’ai occupés, j’ai gardé un morceau que j’ai utilisé comme une brique pour fabriquer ma maison idéale. En recherche d’emploi, j’ai toujours saisi les opportunités, même lorsque j’étais hors de ma zone de confort (allô Alain!). Pas que j’avais pas peur… loin de là ! Mais j’ai appris à utiliser ma peur comme moteur d’avancement plutôt que d’attendre un poste-dans-la-ouate. Dans les milieux et postes qui me mettaient devant des tâches nouvelles, j’ai appris à me faire confiance et à utiliser ce dans quoi j’étais bonne pour réussir à faire ma place. Des fois ça marchait moyen, mais c’est aussi ça la vie : des essais, des erreurs, on efface tout et on recommence. On pourrait croire que c’est une façon longue et chronophage de chercher le métier de ses rêves… la réalité c’est que je crois que ça n’existe pas vraiment. Il n’y a pas vraiment de secret, de révélation, de boule de cristal… que des choix, effectués de façon éclairée avec les informations que j’avais et des buts plus ou moins précis. C’est correct aussi !

Est venu le jour où après une année sabbatique à changer des prix et insérer des chaussures dans les pieds de madames de Westmount, j’ai juste décidé d’essayer quelque chose d’autre (la relation d’aide), quelque chose de plus sérieux. J’ai entamé ma formation universitaire par la porte d’en arrière,  malgré le fait que je n’avais pas terminé mon cégep (après 4 ans). J’ai continué mon suivi en orientation et j’ai opté après 2 ans de cours en intervention que je choisissais de travailler à améliorer la vie des gens par leur emploi, formation et passions. Je me suis inscrite au baccalauréat en développement de carrière et j’ai attendu que les bourgeons poussent. J’ai arrosé la p’tite bouture et je l’ai regardé grandir, fleurir.

Aujourd’hui, je suis rendue avec un pas pire arbre, qui me satisfait. J’ai toujours su que ma journée idéale en serait une où je peux 1) me développer, 2) être en contact avec des gens, 3) me sentir utile. J’ai bâti mon projet de vie à partir de ces constats bien simples ! Si j’avais un conseil à donner, humblement, c’est de ne pas céder à la peur d’être inadéquat(e) et de saisir les opportunités. Ah, et un p’tit dernier : ça n’existe pas des raccourcis… Le chemin qui semble le plus facile, le moins long et le plus fiable, ne l’est probablement pas en réalité. On en jasera une autre fois, si vous voulez.

Je sens que je pourrais être heureuse un peu partout et c’est pourquoi je me laisse le droit d’être ce que je suis, en ce moment et de continuer à me développer.  J’ai la conviction profonde que je suis à la bonne place, ça ne s’invente pas !  Le jour où le soleil quittera mon jardin je saurai qu’il est temps d’explorer un autre domaine et je suis vraiment ouverte à des nouveaux horizons.

 

 

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